L'utilisation thérapeutique du sang humain exige de garantir la qualité et la sécurité du sang et de ses composés. L'hémovigilance correspond à la surveillance des incidents ou effets indésirables pouvant survenir tout au long de la chaîne transfusionnelle, depuis la collecte du sang jusqu'au suivi du receveur.
Le code de la santé publique définit l'hémovigilance comme l'ensemble des procédures de surveillance organisées depuis la collecte de sang et de ses composants jusqu'au suivi des receveurs, en vue de recueillir et d'évaluer les informations sur les effets inattendus ou indésirables résultant de l'utilisation thérapeutique des produits sanguins labiles et d'en prévenir l'apparition.
On entend par produit sanguin labile tout produit préparé à partir du sang humain ou de ses composants, c'est-à-dire notamment le sang total, le plasma et les cellules sanguines, de durée de conservation limitée (par opposition aux médicaments dérivés du sang dits " produits stables").
Ce dispositif de surveillance couvre l'ensemble de la chaîne transfusionnelle. Il comprend :
L'organisation de l'hémovigilance repose sur un réseau à 3 niveaux :
Les correspondants d'hémovigilance sont des médecins ou des pharmaciens ayant une solide expérience en matière de transfusion sanguine.
De plus, dans chaque établissement de santé précité, public ou privé, est mis en place un Comité de sécurité transfusionnelle et d'hémovigilance (C.S.T.H.). Ce comité réunit le directeur de cet établissement sanitaire et celui de l'établissement de transfusion sanguine référent, ou leurs représentants, les correspondants d'hémovigilance des 2 structures, des représentants du personnel soignant et administratif ainsi que le coordonnateur régional d'hémovigilance.
Il est chargé, en particulier, d'approuver les procédures transfusionnelles, de suivre les problèmes liés aux transfusions et de définir le programme de formation en sécurité transfusionnelle destiné aux personnels concernés.