Le territoire de santé constitue l’espace de référence pour l’analyse des besoins de santé de la population et l’organisation des moyens dédiés à la santé : activités de santé publique, soins, équipements, établissements de santé, prise en charge et accompagnement médico-social, soins de premiers recours.
Le territoire de santé est également le lieu d’exercice de la démocratie sanitaire, la conférence de territoire participant à l’émergence d’un projet territorial de santé. Cette instance réunit l’ensemble des partenaires, établissements, professionnels de santé et représentants des usagers.
Les quatre territoires de santé d’Alsace ont été arrêtés par le directeur général de l’Agence régionale de santé le 7 octobre 2010, après une phase de concertation menée avec le préfet de région, les présidents des Conseils généraux et les membres de la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie (juin – septembre 2010).
Carte des territoires de santé à insérer (merci de transmettre le fichier à mettre en ligne à la BAL ars-alsace-communication afin d’éviter toute erreur)
Ces territoires s’inscrivent dans la continuité des territoires de santé définis en 2005 dans le cadre du schéma régional d’organisation sanitaire. Organisés autour de quatre centres hospitaliers de référence - Haguenau, Strasbourg, Colmar et Mulhouse – ces derniers ont fait la preuve de leur caractère structurant en matière d’offre de soins hospitaliers et de santé publique.
Leur redéfinition au niveau des «frontières» a permis de prendre en compte l’évolution des flux de patients, des consommations de soins et des données démographiques. Il s’agissait également de rapprocher les territoires de santé des zones d’intervention des partenaires institutionnels dotés de compétences dans les domaines sanitaire et médico-social –notamment les conseils généraux et les communautés de communes – pour une meilleure cohérence et efficacité des actions.
Chaque territoire de santé dispose d’une taille critique minimale (entre 350 000 et 600 000 habitants) afin de favoriser une réponse de proximité aux besoins de premiers recours ou d’accompagnement médico-social, ou une réponse spécialisée à un niveau territorial voire régional pour les soins les plus experts ou les situations de perte d’autonomie rares ou complexes.